{"id":133,"date":"2013-12-29T10:18:38","date_gmt":"2013-12-29T10:18:38","guid":{"rendered":"http:\/\/leon-maniere.fr\/?page_id=133"},"modified":"2020-01-08T14:06:23","modified_gmt":"2020-01-08T14:06:23","slug":"le-succes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/leon-maniere.fr\/?page_id=133","title":{"rendered":"Le triomphe"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff0000;\">Les zones en bleu sont interactives.<\/span><\/p>\n<p>Pendant les ann\u00e9es 1930, L\u00e9on Mani\u00e8re compose un drame lyrique en trois actes intitul\u00e9 <em>Charlotte Corday<\/em>, sur un livret de Maurice-Charles Renard.<\/p>\n<p>Le <em>Pr\u00e9lude<\/em> a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019ex\u00e9cutions ant\u00e9rieures au Havre, au Casino Marie-Christine le 18 mars 1928, et \u00e0 Caen les 4 d\u00e9cembre 1928 et 9 avril 1929. Il en est de m\u00eame pour le duo du premier acte interpr\u00e9t\u00e9 \u00e0 Caen le 16 mars 1934.<\/p>\n<p>L\u2019oeuvre essentiellement caennaise \u2013 un auteur caennais (Maurice-Charles Renard), un compositeur normand (L\u00e9on Mani\u00e8re) et une h\u00e9ro\u00efne caennaise (Charlotte Corday) \u2013 est choisie pour c\u00e9l\u00e9brer le centenaire du Grand Th\u00e9\u00e2tre de Caen, dont Jean Tiberty est le directeur. Toute la ville participe activement \u00e0 ce grand projet. <strong><a href=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/1-Affiche-de-Charlotte-Corday1.jpg\">L\u2019affiche de la repr\u00e9sentation <\/a><\/strong>est distribu\u00e9e \u00e0 travers toute la cit\u00e9 et les commer\u00e7ants pr\u00e9sentent dans leur vitrine, des photos des auteur, compositeur, et interpr\u00e8tes. Il en est ainsi pour les Galeries Lafayette, ou bien encore pour <a href=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/3-Etalage-de-Marigny-et-Joly-libraires-\u00e0-Caen.jpg\"><strong>la librairie Marigny et Joli<\/strong><\/a>, rue Saint-Jean, qui expose en plus de nombreux documents photographiques, des estampes, lithos et gravures sur Charlotte Corday. Un service sp\u00e9cial d\u2019autobus est mis en place pour faciliter l\u2019acc\u00e8s au Th\u00e9\u00e2tre pour les quatre repr\u00e9sentations pr\u00e9vues. Pour c\u00e9l\u00e9brer le centenaire du Grand Th\u00e9\u00e2tre, un <a href=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/02-invitation-vin-dhonneur.pdf\"><strong>vin d&rsquo;honneur<\/strong><\/a> est&nbsp;organis\u00e9 par la mairie de Caen&nbsp;\u00e0 l&rsquo;issue de la r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale, la veille de la cr\u00e9ation.<br>\nLa cr\u00e9ation est donn\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre de Caen le 8 d\u00e9cembre 1937. Elle sera suivie de trois autres repr\u00e9sentations les 10 et 12 d\u00e9cembre (matin\u00e9e et soir\u00e9e).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Programme-Charlotte-Corday.pdf\"><strong>La distribution<\/strong><\/a> est confi\u00e9e \u00e0 de prestigieux artistes de sature internationale&nbsp;: Mesdames Marthe Nespoulous de l\u2019Op\u00e9ra (Charlotte Corday), Andr\u00e9e Bernadet de l\u2019Op\u00e9ra Comique (Madame de Bretteville), Deligny de la Ga\u00eet\u00e9-Lyrique (le petit Robert), Myrto-Libran du Trianon Lyrique (une servante), L. Tabourel (le petit Andr\u00e9), R. B\u00e9raud (le petit Guillaume), et Messieurs Micheletti de l\u2019Op\u00e9ra Comique (Robert Lacouture), Paul Cabanel de l\u2019Op\u00e9ra (Barbaroux), Max Marrio de l\u2019Op\u00e9ra Comique (le Messager et le ge\u00f4lier Richard), Rolland de la Ga\u00eet\u00e9 Lyrique (le passant et le commissaire), Ezanno de l\u2019Op\u00e9ra (le vieillard et le bourreau).<br>\nLe compositeur, L\u00e9on Mani\u00e8re, dirige les trois pr\u00e9ludes, et le chef d\u2019orchestre Elie Schuyer assure le reste.<br>\nLes ch\u0153urs sont form\u00e9s par le ch\u0153ur Balakoff et la chorale d\u2019enfants Bonnet.<br>\nLa mise en sc\u00e8ne est de Jean Tiberty, directeur du Th\u00e9\u00e2tre, et de Rolland, son r\u00e9gisseur.<br>\nLes d\u00e9cors sont bross\u00e9s par Bocherel d\u2019apr\u00e8s Gabriel Lepeltier, et les costumes sont de Georges Laisney.<\/p>\n<p>L\u2019auteur, Maurice-Charles Renard, s\u2019est d\u00e9fendu de r\u00e9aliser une \u0153uvre politique ou historique. Il a voulu \u00e9crire \u00ab&nbsp;un drame tout nu ou vivent et meurent de pauvres humains man\u0153uvr\u00e9s par une fatalit\u00e9 in\u00e9luctable&nbsp;\u00bb. Le compositeur, L\u00e9on Mani\u00e8re, a \u00e9crit une partition se situant dans la descendance de Massenet et de Messager, par la fra\u00eecheur de la m\u00e9lodie et la probit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture.&nbsp;Il excelle dans l\u2019ing\u00e9nieuse conduite des modulations, pratiquant une harmonie subtile et souvent originale. L\u2019orchestration est riche en couleurs.<br>\nD\u00e8s l\u2019ouverture de la location, le public s\u2019est ru\u00e9 \u00e0 l\u2019assaut des billets, et toutes les repr\u00e9sentations sont jou\u00e9es \u00e0 guichets ferm\u00e9s.<br>\nLe soir de la cr\u00e9ation, avant le d\u00e9but du spectacle, Maurice-Charles Renard pr\u00e9sente l\u2019ouvrage&nbsp;: \u00ab&nbsp; Il y a maintenant deux Charlotte Corday, celle qui repose dans la Chapelle expiatoire et celle qui va \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e ce soir, et qui a aussi vingt-quatre ans. Puisse cette derni\u00e8re ne trouver aucun Sanson pour lui \u00f4ter l\u2019existence.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Th\u00e8mes-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1336\" alt=\"Th\u00e8mes 1\" src=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Th\u00e8mes-1-218x300.jpg\" width=\"218\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Th\u00e8mes-1-218x300.jpg 218w, https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Th\u00e8mes-1-744x1024.jpg 744w, https:\/\/leon-maniere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Th\u00e8mes-1.jpg 1700w\" sizes=\"auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px\" \/><\/a><br>\n<span style=\"color: #800000;\"><strong>&nbsp;Les th\u00e8mes de <em>Charlotte Corday<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>Le succ\u00e8s est total, et la Presse est unanime. En voici quelques extraits&nbsp;:<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Sur un po\u00e8me tr\u00e8s soign\u00e9 de Maurice-Charles RENARD, le compositeur L\u00e9on MANIERE a \u00e9crit une partition distingu\u00e9e, d\u2019une belle tenue\u2026 C\u2019est une \u0153uvre de qualit\u00e9 qui, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les op\u00e9ras historiques reconqui\u00e8rent la vogue, pourrait remporter \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra Comique un succ\u00e8s analogue \u00e0 celui que conna\u00eet <\/em>L\u2019Aiglon<em> au Palais Garnier.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Une soir\u00e9e r\u00e9confortante pour notre art lyrique.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Henry BENAZET (<\/em>Petit Parisien<em>, 8 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Le spectacle fut \u00e9clatant. Des chanteurs de l\u2019Op\u00e9ra et de l\u2019Op\u00e9ra Comique&nbsp;; Melles Nespoulous et Bernadet, MM Micheletti et Cabanel eurent l\u2019honneur et la joie de faire vivre \u00e0 nos yeux les aventures de l\u2019h\u00e9ro\u00efne r\u00e9volutionnaire&nbsp;; ils furent admir\u00e9s et acclam\u00e9s.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Claude HERVIN (<\/em>Paris-Midi<em>, 9 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Livret et partition ont obtenu un grand succ\u00e8s, de m\u00eame que les interpr\u00e8tes venus de Paris Mmes Nespoulous, Bernadet, MM Cabanel, Micheletti, Max Marrio, etc.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> (<\/em>Paris-Soir<em>, 10 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>La r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale et la premi\u00e8re se sont termin\u00e9es par un \u00e9clatant succ\u00e8s.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> (<\/em>Matin<em>, 11 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Ce livret trait\u00e9 par un homme qui conna\u00eet le th\u00e9\u00e2tre, nous montre quelques instants de la vie \u2013 une vie romanc\u00e9e \u2013 de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de 1793. Entre parenth\u00e8ses, on n\u2019y voit ni Marat, ni sa baignoire, et c\u2019est fort bien.<\/em> <em>Pour commenter musicalement un tel sujet, le compositeur n\u2019a pas emprunt\u00e9 leur vocabulaire aux v\u00e9ristes italiens. M. Mani\u00e8re se contente de se laisser guider par les lois de la sensibilit\u00e9 et d\u2019\u0153uvrer en artiste sinc\u00e8re. Sa partition ne manque ni de path\u00e9tique, ni de mouvement.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Quant \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation, elle a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement remarquable.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> CAROL-BERARD (<\/em>Epoque<em>, 9 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Le po\u00e8me si soign\u00e9 de Maurice-Charles Renard est \u00e9mouvant \u00e0 souhait et parfaitement m\u00e9lodieux\u2026 La partition de M. Mani\u00e8re est fluide, prenante, personnelle et surtout d\u2019une incomparable richesse\u2026<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Tous et toutes furent tr\u00e8s \u00e0 la hauteur des r\u00f4les qui leur \u00e9taient confi\u00e9s. D\u2019innombrables rappels ont t\u00e9moign\u00e9s d\u2019ailleurs la gratitude d\u2019un public de qualit\u00e9.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Henry ROULLEAU (<\/em>Ouest-Eclair<em>, 9 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Le second acte o\u00f9 s\u2019accro\u00eet le path\u00e9tique, selon une progression bien m\u00e9nag\u00e9e, a fortement impressionn\u00e9 l\u2019auditoire\u2026 R\u00e9sultat d\u2019ensemble \u00e9tonnant.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Paul-Louis ROBERT (<\/em>Journal de Rouen<em>, 9 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Ce fut la cr\u00e9ation triomphale d\u2019un op\u00e9ra-comique qui entre dans la carri\u00e8re\u2026 <\/em>Charlotte Corday<em> est un chef d\u2019\u0153uvre.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Roger FLEURY (<\/em>Havre-Eclair<em>, 9 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Le succ\u00e8s de l\u2019\u0153uvre inspir\u00e9 au po\u00e8te Maurice-Charles Renard par la tragique existence de Charlotte Corday et pour laquelle M. L\u00e9on Mani\u00e8re a \u00e9crit une magnifique partition d\u2019op\u00e9ra, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s vif.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> Jean LE POVRE MOYNE (<\/em>Petit-Havre<em>, 9 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>La r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale d\u2019hier soir a obtenu un succ\u00e8s \u00e9clatant.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> (<\/em>Journal de Caen<em>, 8 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>La premi\u00e8re de Charlotte Corday a remport\u00e9 un magnifique succ\u00e8s.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> (<\/em>Moniteur du Calvados<em>, 9 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>La partition de M. Mani\u00e8re est d\u2019une richesse qui \u00e9merveille. Il y affirme une personnalit\u00e9 d\u00e9bordante.<\/em><\/span><br>\n<span style=\"color: #800000;\"> <em> (<\/em>Pays-Normand<em>, 11 d\u00e9cembre 1937)<\/em><\/span><\/p>\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/leon-maniere.fr\/?page_id=133\">Retour au haut de la page<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les zones en bleu sont interactives. Pendant les ann\u00e9es 1930, L\u00e9on Mani\u00e8re compose un drame lyrique en trois actes intitul\u00e9 Charlotte Corday, sur un livret de Maurice-Charles Renard. 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